L'oxygène challenge - 1er jour
L'oxygène challenge.
Week-end de 4 jours, Voilà qui est parfait pour aller titiller un peu la montagne, et comme par hasard, l'oxygène challenge me fait de l'oeil sur le calendrier ! Bingo, c'est parti, on est mardi, départ jeudi matin de bonne heure. Je remplis mon sac à dos de jolies petites tenues d'été et hop dans le train !
Arrivée jeudi midi, et inscription de dernière minute faite, je jéte un œil curieux sur ce fameux prologue trail qui m'attend : une pente raide de 150 mètres de denivelé positif à gravir le plus rapidement possible.
Impatient, je papote avec 3 ou 4 copains et je saute dans mon short pour aller tester le terrain.
Le départ se fait en contre la montre, toutes les minutes. Les premiers 50 mètres sont plats sur de la belle piste puis on la quitte rapidement pour entrer dans le vif du sujet. C'est dans le pré que les difficultés commencent, le cœur prend très vite des tours, la vitesse diminue à chaque pas. Les 60 premiers mètres de dénivelé sont les plus "courables", ensuite léger redoux de 5 ou 6 mètres le temps de sauter une rigole et là c'est le drame : le terrain s'élève inexorablement. Je pense situer la pente dans les 80 %, les cuisses brulent, le souffle s'emballe, je comprend mieux le pourquoi de l'électrocardiogramme demandé par l'organisation ! Heureusement, je reviens sur le concurrent parti 1 min plus tôt, ça me fait un objectif et une fois dépassé, il faut serrer les dents !
L'arche d'arrivée s'approche lentement et une fois passée, je m'effondre pour soulager mes jambes qui ne me portent plus et trouver un maximum d'air. Au polar le chrono n'a pas l'air ridicule. Je me souviens que Tatav m'avait dit qu'il faudrait être sous les 5 min pour la finale du soir : avec 4min52 à la montre, ça devrait passer. S'en suit une redescente en évitant de finir sur les fesses. Le résultat tombe, 2ème en 4:48. Je suis surpris mais super content ! Me voilà donc en lisse pour la finale en fin d'après midi avec les 10 meilleurs pour un départ en masse.
L'ambiance est énorme, il y a des gens plein la pente pour nous encourager. Le speaker appelle les finalistes 1 par 1 en énumérant leurs palmarès, certains en ont un plus long que le bras !
Puis vient mon tour: " Voici Aurélien Collet, Heuuuu, ben pas de palmarès..." Les présentations sont faites, la pression monte et GO.
Je me mélange un peu les pinceaux avec un concurrent partit avec des bâtons (5 sur 10 avaient des bâtons). Une fois démêlé je prends les devants jusqu'à ce qu'un mec attaque franchement. 2ème déjà à bloc, je ne sais pas quoi faire. De toute façon, pas trop le temps de réfléchir, il faut suivre, je le rejoins, le double et en voilà un autre qui passe ! Là ça craint, il doit rester 40 m de D+ à monter, les jambes sont oxy, plus rien ne répond, je finis comme je peux : c'est à dire à la ramasse, impossible de partir jouer le sprint !
C'est finalement 6 ème que je passerai la ligne, mort mais content !